Antigone

de Jean Anouilh

http://www.youtube.com/watch?v=wYIVpR0z8GI

Biographie de Jean Anouilh

 (1910-1987)

1910

Naissance à Bordeaux de Jean Anouilh. Son père est tailleur et sa mère musicienne (dans un orchestre se produisant sur des scènes de casino en province) et professeur de piano. C'est dans les coulisses de ces casinos, notamment celui d'Arcachon que Jean Anouilh découvre les grands auteurs classiques : Molière , Marivaux et Musset.

1921

Jean Anouilh vit à Paris et rentre au collège Chaptal. C'est très tôt qu'il se prend de passion pour le théâtre .

1928

Il est le condisciple de Jean-Louis Barrault et lit Claudel, Pirandello, et Shaw.

Il assiste émerveillé, au printemps, à la représentation de Siegfried de Jean Giraudoux : c'est le soir de Siegfried que j'ai compris. Je devais entrer par la suite dans une longue nuit , dont je ne suis pas encore sorti , dont je ne sortirai peut-être jamais, mais c'est à cause de ces soirs du printemps 1928, où je pleurais , seul spectateur, même aux mots drôles , que j'ai pu m'évader un peu."

1929

Jean Anouilh travaille pendant deux ans dans une agence de publicité. Il y rencontre Jacques Prévert.

1930

Jean Anouilh devient le secrétaire particulier de Louis Jouvet. Les relations entre les deux hommes sont tendues. Louis Jouvet se reprochera par la suite de ne pas avoir pressenti la passion pour le théâtre qui habitait Jean Anouilh. Les deux hommes se séparent.

1932

Premier succès d'estime à 22 ans de Jean Anouilh avec L'Hermine créé au théâtre de l'Œuvre . Les critiques sont bonnes.

Jean Anouilh épouse la comédienne Monelle Valentin.

1933

Mandarine. La pièce est un échec

1935

Y avait un prisonnier La pièce est un échec

1937

C'est cette année là que, grâce au metteur en scène, Georges Pitoëff, qui crée le Voyageur sans bagage que Jean Anouilh connaît son premier succès. Succès qui lui apporte la notoriété et qui met fin à ses difficultés matérielles. La pièce sera jouée 190 fois.

1938

Georges Pitoëff crée la Sauvage (plus de 100 représentations).

André Barsacq crée Le Bal des Voleurs . La pièce connaît un beau succès.

Jean Anouilh rencontre Robert Brasillach, écrivain, critique de théâtre, et rédacteur en chef de Je suis partout, un journal d'extrême droite.

1939

Jean Anouilh crée avec Jean-Louis Barrault ( l'un de ses amis du Lycée Chaptal) et René Barjavel la revue, La Nouvelle Saison

1940

André Barsacq crée au Théâtre de l'Atelier Léocadia avec, dans les rôles principaux, Pierre Fresnay et Yvonne Printemps

1941

Pendant l'occupation, Jean Anouilh continue d'écrire. Il ne prend position ni pour la collaboration, ni pour la résistance. Ce non-engagement lui sera reproché.

Création d'Eurydice , la première de ses pièces sur les mythes antiques.

Création de : Le Rendez-vous de Senlis avec Pierre Fresnay

1942

Il écrit Antigone

1944

Antigone est créé en février par André Barsacq au théâtre de l'Atelier. Cette pièce connaît un grand succès public mais engendre une polémique. Certains reprochent à Anouilh de défendre l'ordre établi en faisant la part belle à Créon , ce qui expliquerait, selon eux, que la pièce n'ait pas été censurée par les allemands. Ses défenseurs indiquent au contraire que l'insoumission d'Antigone qui dit non, et s'engage  contre la raison d'état, incarnée par Créon, a une réelle valeur subversive

1945

Jean Anouilh s'engage pour essayer de sauver l'écrivain collaborateur Robert Brasillach de la peine de mort; en vain. Cette exécution le marque profondément

1946

Roméo et Jeannette. Première pièce d'Anouilh interprétée par Michel Bouquet qui restera fidèle à Anouilh interprétant de nombreuses de ses pièces

1947

L'Invitation au château avec Michel Bouquet.

1948

Ardèle ou la Marguerite

1950

La Répétition ou l'amour puni . Cette pièce sera créée par Jean-Louis Barrault au Théâtre Marigny.

1951

Colombe

1952

La Valse des toréadors

L'alouette

1953

Anouilh est un des premiers à saluer le talent de Samuel Beckett, lors de la création d'En attendant Godot

1955

Ornifle ou le courant d'air

1956

Pauvre Bitos ou le dîner de têtes , pièce dans laquelle Anouilh dénonce violemment les procès de la libération

1959

Becket ou l'honneur de Dieu , un drame sur l'amitié et le devoir

L'Hurluberlu ou le réactionnaire amoureux

La Petite Molière

1961

La Grotte. La pièce est un échec, Anouilh se tourne alors vers la mise en scène.

1968

Le Boulanger, La Boulangère et le Petit Mitron.

1969

Cher Antoine

1976

Chers Zoizeaux

1981

Le Nombril

1987

Mort de Jean Anouilh

Etude de texte

TERMINOLOGIE DU THEATRE

Le dialogue est une communication entre deux ou plusieurs personnes ou groupes de personnes. Il doit y avoir au minimum un émetteur et un récepteur. Une donnée émise, c'est le message. Un code, c'est la langue et/ou le jargon. Un objectif, c'est le but du message. Il se fait par signaux (auditifs ou visuels). L'origine étymologique grecque du mot se réfère à un concept traduisible par "suivre une pensée", ce qui n'explique pas la façon de la prendre. ---- À moins de vouloir prendre donc connaissance de l'esprit de l'autre il suffit de suivre pour saisir.

<!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]-->Tirade

Longue suite de vers ou de phrases prononcée sans interruption par un personnage de théâtre.

Ex: la tirade du nez, dans Cyrano de Bergerac.

Par extension : longue phrase emphatique.

Réplique

<!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]-->ce qu’un acteur doit dire, quand le personnage qui parle avant lui a fini de parler ; chaque élément du dialogue.

<!--[if !supportEmptyParas]--> Répartie

<!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]-->réplique souvent brève ; elle met en valeur un propos brillant, spirituel, sublime ou constitue une réplique à un interlocuteur agressif.

<!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]-->Stichomythie

<!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]-->c’est un dialogue de vers à vers ou de phrase à phrase ; il crée une rapidité qui convient au heurt des idées, des sentiments, des volontés.

<!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]-->Polylogue

<!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]-->dialogue à plusieurs voix. Il provoque une cacophonie ou un lyrisme.

<!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]-->Le faux dialogue :

<!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]-->il s’agit d’un dialogue de sourd, ou d’un dialogue où le personnage ne parle que pour relancer le discours d’un autre.

<!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]-->Le monologue :

<!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]-->discours d’un personnage qui est seul ou qui se croit seul sur la scène. Sa fonction est de faire connaître un personnage de l’intérieur.

<!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]-->dramaturge :

<!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]-->l’auteur d’une pièce de théâtre

le personnage : être fictif dans la pièce, il n’est pas réel. Il ne faut pas le confondre avec l’acteur.

<!--[if !supportEmptyParas]--> Didascalies ( ou indication scéniques) :

elles renseignent sur les personnages, sur le lieu, les gestes, les mouvements, le décor, la diction, les habits…<!--[if !supportEmptyParas]-->
les personnage de ANTIGONE de Jean Anouilh

ANTIGONE de Jean Anouilh
Les personnages

- présentation d'Antigone ( = héroïne)
- présentation d'Ismène
- présentation d'Hémon
- présentation de Créon
- présentation de sa femme Eurydice, de la nourrice, puis du petit page de Créon
- présentation des trois gardes
La présentation des personnages s'effectue par ordre de proximité avec Antigone. Eurydice est quand même présentée alors qu'elle n'interviendra pas dans la pièce. La nourrice qui était pourtant avec Antigone depuis sa jeunesse n'est mentionnée qu'après Eurydice, ceci s'explique sans doute par le fait que la nourrice ne fait pas partie de la famille royale.


Antigone et Ismène sont 2 sœurs mais elle s'éloigne à vitesse vertigineuse (colossal et énorme) d'Ismène ("elle sent qu'elle s'éloigne à une vitesse vertigineuse de sa sœur Ismène" ), le Roi aussi est seul, Antigone et Créon, son oncle, sont donc tous les deux seuls, et cette solitude est fondamentale.
Personnage(s) d'Antigone :


Antigone

petite a un "sourire triste", des "yeux graves", elle est "noiraude", "renfermée", "maigre" et "petite", c'est l'image de l'antihéros, tous ces adjectifs qualifiant Antigone connotent la mort, le tragique. Par une espèce de métamorphose, l'Antigone de mythe va "se dresser seule en face du monde", "elle va surgir", c'est vraiment une héroïne. Cette différence est beaucoup plus importante que la différence entre l'Antigone petite et sa sœur Ismène dont elle s'éloigne d'ailleurs à vitesse vertigineuse, Ismène est jeune et aurait bien aimé vivre. Antigone est destinée à mourir dès sa naissance, c'est pourquoi elle est indifférente lorsqu'elle rencontre Hémon.


Ismene
fille d'oedipe et de Jocaste; soeur de Antigone et Etéocle


Hémon : C'est quelqu'un qui restera un peu mystérieux dans toute la pièce. On peut se demander si il aime vraiment Antigone. Le Prologue nous apprend qu'ils ne se marieront pas et que s'il n'avait choisi Ismène, il ne serait pas mort. Il est comme une espèce de pantin, il n'a pas de pouvoir alors qu'il est prince et destiné à devenir roi. C'est encore le petit garçon de son papa et de sa maman. Il n'existe pas vraisemblablement et son titre princier n'est qu'une apparence. Hémon se plie devant Antigone. Il n'a rien du jeune prince qui a de la consistance.

Eurydice : elle ne sait pas qu'elle va mourir, le regard porté sur Eurydice diffère nettement du regard qui est porté sur Hémon. On dit toujours Madame mais jamais la reine. On a l'impression que la tragédie se passe à côté d'elle et qu'elle ne la concerne pas. Elle est "bonne", "digne" et "aimante" mais cela ne la sauve pas de l'inutilité.


Créon : il ne peut s'appuyer sur personne : son fils est sans consistance, "seul avec son petit page qui est trop petit et qui ne peut rien non plus pour lui." Créon est le seul qui va monter une argumentation contre Antigone, c'est le Roi mais en fin de compte, il ne l'assume pas complètement, il se demande d'ailleurs si ce n'est pas vain de conduire les hommes. C'est un homme cultivé, il est assez ouvert et il a accepté par devoir le poste de roi.

Le Messager : il sait déjà, c'est lui qui viendra annoncer la mort d'Antigone. C'est une témoin privilégié(élu). On peut encore noter un anachronisme : on sait quelque chose sur lui : il a le droit de rêver, d'avoir des envies et de n'avoir pas envie de faire son devoir, d'être pâle et solitaire.
Les gardes : Ils ne sont pas complètement réduits à leur fonction, on parle de choses dont on ne parlerait jamais dans la tragédie classique. Coté quotidien : Ils sentent l'ail, le cuir et le vin rouge. Anouilh insiste sur le fait qu'ils sont toujours innocents et toujours satisfaits d'eux-mêmes, de la justice. Ils ne se posent pas de questions sur l'existence. "Ils sont dépourvus de toute imagination". Anouilh insiste aussi sur leur lourdeur.
le prologue

Résumé:

Au début, le prologue présente les personnages, ces deriers sont tous en scène, vaquant à des occupations différentes.

Résumé1


Écrite en 1942, la pièce fut représentée le 4 février 1944 . L'époque : les derniers mois de l'Occupation. Ce fut un très grand succès.
Antigone se présente comme formant un tout : pas de division en actes, ni en scènes.

L'exposition
Au début, le Prologue s'avance vers le public et lui présente tous les personnages. Ils sont tous en scène. Le Prologue les montre, et nous parle de leur caractère et leur rôle.


Antigone et sa nourrice
La nourrice surprend Antigone, qui rentre de l'extérieur sur la pointe des pieds, ses souliers à la main. Elle a été, dit-elle, se promener dans la campagne.


Antigone et Hémon
Une scène pleine d’émotion. La jeune fille veut d'abord s'assurer de l'amour d'Hémon. Elle aurait été heureuse d'être sa femme, et était prête à se donner à lui la veille au soir parce que... Mais avant de lui dire pourquoi, elle lui fait jurer de ne pas la questionner. Il le fait, et frappé de stupeur, il entend : « parce que jamais, jamais, je ne pourrai t'épouser ». À Ismène, revenue, qui essaye de la raisonner, Antigone apprend la vérité : elle est allée enterrer son frère pendant la nuit.


Arrestation d'Antigone
C'est le moment de la « crise ». Le ressort est bandé. Le Chœur en profite pour entrer, et, s'adressant au public, explique sa conception de la tragédie. C'est le moment où la jeune fille entre en scène, poussée par les gardes. Antigone était revenue sur les lieux en plein jour.


Antigone et Créon
Scène capitale entre Créon et Antigone, scène où se on touche le sens de la pièce. On peut distinguer plusieurs étapes. Créon est assez calme au début. Il espère étouffer l'affaire en faisant disparaître les trois gardes. Antigone lui annonce qu'elle recommencera. Créon change de stratégie et use d’autres arguments mais en vain.
Poussé à bout, Créon appelle ses gardes. Malgré les reproches du Chœur, les supplications d'Hémon, Créon avoue qu'il n'a rien pu faire pour sauver Antigone et qu'elle voulait mourir. Hémon sort comme un fou.

Antigone et le garde
Antigone reste seule avec le garde. Cette scène nous montre l'isolement d'Antigone à l'heure de sa mort. Le garde parle de ses petits problèmes à lui, et apprend à Antigone qu'elle va être enterrée vivante

Résumé 2

 Au début, le prologue présente les personnages, ces deriers sont tous en scène, vaquant à des occupations différentes.

Antigone avec sa nourrice

La nourrice surprend Antigone, qui rentre de l'extérieur, en catimini, tenant ses souliers à la main. Elle dit qu'elle était allée se promener dans la campagne de bonne heure. questionnée par la vieille femme, la jeune fille répondit qu'elle avait un rendez vous. Mais elle fait vite de rassurer la nourrice en déniant ses affirmations.

Ismène , Antigone

Entre ismène, qui s'étonne qu4antigone soit déjà levée. Lorsque la nourrice est partie pour préparer le café, ismène confie à sa soeur qu'elle aussi s'était réveillé tôt. elle dit qu'elles ne peuvents pas enterrer le cadavre de leur frère Polynice, pour ne pas s'exposer à la colère de Creon. cedernier a içnterdit par un décret de donner une sépulture au mort. Mais Antigone objecte que c'était leur devoir; et ajoute qu'elle fait peu de cas de son oncle. Ismène essaie de la convaincre de laisser ce projet, mais en vain.

Quand Ismène sort pour aller se recoucher, suivant le conseil de sa soeur, la nourrice revient avec du café et des tartines. La nourrice, qui ne comprend rien, demande à Antigone si elle a mal; mais la jeune fille répond par la négative. Cette dernière fait promettre à sa nourrice de prendre soin de sa chenne Douce et de ne pas la gronder quoi qu'il en soit.

Ismene raisonne Antigone

Entre Hémon, le fiancé d'Antigone; la nourrice sort. Elle s'exuse pour la dispute d'hier et reconnait avoir tort. Elle lui rapelle le soir du bal où il était venu lui demander sa main. Elle dit qu'elle aurait été heureuse d'être sa femme et lui explique pourquoi elle s'est maquillée et parfumée hier. Après le départ du fiancé, la soeur rentre afin de raisonner Antigone; mais celle-ci lui apprend qu'elle a été enterrer son frére pendant la nuit.

Antigone apprend ismene sur sa fatalité

Antigone écoute Ismene

Après le depart du fiancé, la soeur rentre afin de raisonner Antigone; mais celle-ci lui apprend qu'elle aété entrrer son frere pendant la nuit.

Creon entre quand Antigone sort, Le garde Jonas vient l'informer que quelqu'un a recouvert le cadavre de Polynice avec un peu de terre, ce matin. Il assure que ce n'est pas une bête, et argue q'ils ont trouvé une pelle près du coprs. D'abord furieux, le roi ne songe désormais qu'à étouffer l'affaire.

Entre Creon stupéfait de voir sa nièce les menottes aux mains. Le garde lui raconte ce que la file avait fait. celle-ci avoue son crime. Le roi congédie les gardes et les met au secret.

Créon espère étouffer l'affaire en faisant disparaitre les gardes; mais Antigone lui annonce qu'elle recommencera. Le roi s'efforce de garder son sang-froid.

Creon avance son argument la fourmule des pretres Antigone semble convaincue c'est absurde" ajoute Creon

Argument de la religion

Comme Antigone s'obstine dans sa volonté, il va user d'un autre argument: ces rites d'enterrement ne signifient rien, privé de sens est la manifestationde sa liberté.

Après, Creon qui veut sauver sa nièce, lui donne une leçon de politique et lui dit que malgrè sa répugnance, il a laissé pourrir le cadavre de Polynice.

Creon raconte à ANTIGONE , la femme libre, l'histoire de ses freres: ce sont deux voyous qui ne valent rien.

c'est alors que la fille prend l'nitiative et Creon essaie vainement de la faire taire. Ismène entre alors elle veut partaget le sort de sa soeur. Cette dernière refuse. Insulté, poussé à bout, Creon apelle ses gardes.

Aux reproches du choeur, aux supplications d'Hémon qui est entré en criant, Creon répond qu'il n' ya rien à faire et qu' Antigone veut mourir. Désespéré. Hémon sort comme un fou.

Antigone retse seule avec le garde: elle est isolée au moment de sa mort. Indifférent à son sort, le garde parle de sa solde et de son avancement, et lui apprend q'elle va être enterrée vivante. Elle demande d'écrire une lettre à Hémon. Elle commence à dicter au garde une confession où elle avoue ne pas savoir pourquoi elle meurt, et demande pardon aux siens, mais la porte s'ouvre et les autres gardes viennent la chercher

le messager vient annoncer la mort d'Antigone et cette d'hémon qui, après avoir craché au visage de son père, s'est tué avec son épée. Creon apprend également la mort de sa femme Eurydice qui coupé la gorge quand elle a su la mort de son fils Creon reste avec petit page.


Etude d’un texte

La tirade de Créon p 68/69

 

Situation
Antigone a été arrêtée et Créon veut comprendre pourquoi elle a agi. Créon veut étouffer l’affaire mais il se heurte à la détermination d’Antigone. Elle est de la race des orgueilleuses et lui s’oppose à cette race, il a une conception plus modeste et plus efficace de son métier de roi.
Lecture du texte
Annonce des axes
I - l’orgueil des Labdacides

La didascalie nous indique que Créon murmure car à ce moment-là, il prend conscience de la vraie nature d’Antigone.
" L’orgueil d’Œdipe " : il commence par une phrase minimale elliptique (sans verbe et qui va à l’essentiel) dont les mots sont mis en valeur par la répétition du son " e ".
Il répète " l’orgueil d’Œdipe " et cette prise de conscience se fait par le regard déterminé d’Antigone et les yeux sont le miroir de l’âme.
Le mot oui montre qu’il se rappelle du passé et qu’il connaît bien Œdipe et son orgueil pour avoir sauvé Thèbes du sphinx et de la peste.
Il se rend compte qu’Antigone veut être la meilleure comme son père.
Il s'est entièrement trompé sur son compte, il pensait qu’elle échapperait à la sanction, mais son destin est la mort.
Il met en évidence que la race des héros n’est faite ni pour le malheur ni pour le bonheur. L’humain ne les intéresse pas, il leur faut l’exceptionnel. " L’humain vous gêne aux entournures " métaphore originale, l’humain est comparé à un vêtement trop étriqué qui gêne les mouvements. Ils veulent affronter leurs destins au lieu de le subir.
Il rappelle le destin d’Œdipe, ce destin provoque chez eux du plaisir " avidement " " goulûment ".
Pour Créon, ce bonheur de faire souffrir autrui qui leur donne du plaisir est un bonheur à l’envers.
Selon lui, les héros et les humains s’opposent, les héros sont heureux d’aller si loin dans leur malheur, ils ont conscience d'avoir un destin unique.
Œdipe s’est auto-puni car il ne voulait pas vivre avec la vérité. Créon le considère comme un lâche. C’est pourquoi il refuse d’être un héros, il veut être un homme simple et réaliste. Il est un prince sans histoire.

II - Créon, un homme déterminé et réaliste

Le " non " s’oppose au " oui " du début. L’objectif de Créon est l’organisation de la cité. Le passé ne doit plus resurgir. La ville est personnifiée " Thèbes à droit ". Elle sera gouvernée par un homme comme les autres. " Moi, je m’appelle seulement Créon ".
Œdipe était un héros, Créon est un homme simple et il est content de l’être " Dieu merci "
Deux métaphores : " les pieds sur terre " " les mains des les poches ". Son projet est de rétablir l’ordre à Thèbes. Il présente cela comme un travail simple et modeste. Il va exercer sa charge de roi avec dévouement même s’il n’a pas choisi d’être roi. Antithèse entre " aventure et " métier " rappelle le destin d’Œdipe opposé à l’énergie de Créon. Il va le prendre comme consciencieux " je vais le faire ".
Il anticipe l’avenir " si demain " et suppose qu’il pourrait être confronté au même problème qu'Œdipe. Lui réagirait différemment et traiterait le problème avec mépris.
L’homme est en partie responsable de son destin. Créon est un roi et ne veut pas se pencher sur ses états d’âmes. Son rôle politique est plus important que sa vie privée. Le collectif passe avant le personnel.

Conclusion
Conception très noble de la royauté et du pouvoir. Dévouement total à son métier alors qu’Œdipe est présenté comme un personnage égoïste et narcissique. Différence entre le héros et les hommes (thème d’Anouilh)
Idée très romantique reprise par Victor Hugo dans Hernani.

 

 

Créon ?

Éléments pour l'instruction du procès de Créon                                              

 Ce que l’on peut lui reprocher

  1. Créon a édicté une loi injuste, contraire à la santé publique (risque d’épidémie) ;
  2. Il a fait mettre à mort avec cruauté une jeune fille, sa nièce, au nom d’une loi de circonstance ;
  3. Il a causé la mort indirectement de deux autres personnages après les avoir réduits au désespoir (Hémon et Eurydice) ;
  4. Il a cherché à sauver Antigone mais en étant prêt à faire " disparaître " les gardes, qui n’ont fait qu’exécuter ses ordres ;
  5. Il a gouverné de manière autoritaire, sans tenir compte de lois promulguées par une assemblée.

 

Le texte de théâtre

1 — LE TEXTE
À la différence des autres genres littéraires (roman, poésie,…) qui sont complets sous leur forme imprimée, un texte de théâtre est conçu pour être dit et représenté. Il est donc composé de deux ensembles distincts : le texte prononcé par les acteurs et les didascalies.


a — Les didascalies
Il s’agit de l’ensemble des indications scéniques concernant les décors, l’époque, le passage du temps, les costumes, les accessoires, les gestes de l’acteur, les intonations de sa voix, l’éclairage, le bruitage, la musique, etc. L’indication des noms des personnages fait aussi partie des didascalies. Certaines sont imprimées en italique.


b — Le texte prononcé
Réplique : chaque élément du dialogue que doit prononcer un acteur.
Tirade : longue réplique.
Monologue : réplique qu’un personnage seul en scène adresse à soi-même (ou au public.)
Aparté : réplique que le personnage prononce pour soi et que le public est censé être le seul à entendre ; en général un aparté est indiqué par la formule « à part ».
Interruption : inachèvement d’une réplique (volontaire ou non de la part du personnage.)
N.B.: Le texte prononcé fournit lui aussi des indications sur le temps, le lieu, etc.

 2 — LES PARTIES DE LA REPRÉSENTATION
Acte : grande subdivision d’une pièce qui correspond à une étape importante de l’action.
Tableau : Partie d’une pièce marquée par un changement de décor.
Une scène s’achève ou commence quand un personnage entre ou sort. [Chez Shakespeare, ce terme est plutôt synonyme de « tableau».]
Un entracte prend place entre deux actes; il permet aux spectateurs de se délasser.


3 — LE RÉCIT THÉÂTRAL
a — Les moments essentiels
L'intrigue est l’enchaînement des faits et des actions qui aboutit au dénouement. Les épisodes correspondent aux différents moments du déroulement de l’action. Les principaux moments sont trois :
Exposition : présentation (au premier acte et dès le début de la pièce) des principaux personnages, de la situation et des faits qui ont préparé l’action.
Le nœud dramatique précise la nature du conflit et l’urgence de la situation.
Dénouement : achèvement et résolution de l’action.


b — Quelques procédés

Quiproquo : situation qui résulte d’une méprise sur l’identité d’un personnage. Cet effet suppose une différence d’information entre le public et les personnages.
Péripétie : changement subit de situation.
Coup de théâtre : brutal renversement de situation.
COMIQUE de gestes (l’ensemble des jeux de scène qui provoquent le rire), de mots (répétitions, jurons, jeux de mots, calembours), de situation (enchaînement des événements: rencontres fortuites, quiproquo, personnages cachés, etc.), de caractère (fondé sur la psychologie des personnages qui prêtent à rire (les vieillards, les avares, les jaloux, etc.)
4 — LE THÉÂTRE CLASSIQUE
La règle des trois unités :

Unité d’action (l’intérêt doit être centré sur une seule intrigue), de temps (l’action doit se dérouler en vingt-quatre heures), de lieu (tout doit se passer au même endroit.)
La Bienséance : une autre règle précise qu’aucune action ne doit se dérouler sur scène ; elles doivent seulement y être racontée. De plus le langage doit être convenable, et les personnages doivent s'exprimer en fonction de leur classe sociale.

Questions à se poser pour analyser…

o UNE PIÈCE
Faire un tableau avec, en verticale, les scènes, et en horizontale les personnages.
Se demander :
— à quel moment un personnage apparaît pour la première fois
— qui est le plus souvent présent en scène (le héros ou un autre personnage  ?)
— comment se répartissent les scènes à 1, 2, 3, … personnages.
— quels personnages se rencontrent, lesquels ne se rencontrent jamais.
o UNE SCÈNE


+ QUAND  ?
À quel moment de la pièce ?
À quel moment de l’action ?


+ OÙ  ?
Y a-t-il des lieux différents ?
Le lieu a-t-il une importance dramatique ?


+ QUI  ?
Sont-ce des personnages principaux  ?
Entrent-ils dans des couples d’opposition  ?
Que sait-on déjà d’eux  ? Qu'apprend-on de nouveau ?
Est-ce leur première apparition  ?
Se sont-ils déjà rencontrés  ?
Se rencontreront-ils encore  ?


+ LA COMMUNICATION

Est-ce que tous parlent  ?
Qui parle à qui  ? [Toujours double énonciation
— pour l'interlocuteur/l’autre personnage
— pour le public]
Les interventions des différents personnages sont-elles de longueur égale  ?
Qui parle le plus  ?
Qui domine  ?
Certains personnages sont-ils cachés  ?
+ QUE DISENT- ILS  ?

Apportent-ils des informations nouvelles  ?
Que veut chacun d'entre eux  ?
Quel est l'enjeu du dialogue  ?


 

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